| Le point sur le Cross et Transmedia. |
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There are no translations available. Le Forum Blanc : l’événement des professionnels du cross et du transmédia Le Forum Blanc a tenu du 11 au 13 janvier dernier sa 3ème édition. Cet événement, entièrement dédié à l’avènement du contenu crossmédia et du transmédia a réuni quelques 170 professionnels issus majoritairement de France, mais aussi du Québec et de Wallonie. Joliment niché dans la station de ski du Grand Bornant, dans les Alpes du Sud, ce forum se veut un lieu de rencontre et de réflexion sur des thématiques telles que le futur de la TV connectée (comprendre connectable), de la convergence des médias et des stratégies déployées par les diffuseurs historiques, sur les politiques publiques mises en place et biensûr sur la manière dont les producteurs de contenu abordent cette nouvelle révolution. Pour entamer les débats, Monsieur Dominique Richard, auteur d’un rapport commandé par le Ministère français de la Culture et de la Communication « Les perspectives du secteur audiovisuel à l’horizon 2015 » nous engagea sur la voie de la collaboration entre producteurs, auteurs et éditeurs/diffuseurs. Il nous invite également dans son rapport à garder en mémoire ce double postulat : le consommateur vient d’abord chercher une histoire et non une technologie. C’est donc l’œuvre qui reste au cœur de la réflexion, quelque soit la technologie, le support utilisé pour la regarder, son aspect linéaire ou non, interactive ou narrative. Cependant, la technologie est en train de modifier la manière dont ces contenus sont consommés et à l’instar du jeu, est en train de positionner le consommateur de plus en plus au centre des œuvres pour progressivement l’immerger au cœur de l’histoire. Il est donc de plus en plus important de tenir compte de cette implication dès l’écriture de l’histoire. Quid des nouveaux usages de consommation ? Les consommateurs de média ont vu leur terrain de jeu s’agrandir ces dernières années avec la multiplication des supports numériques et une offre sans cesse croissante (set-top box, smart TV, consoles de jeux, smart phone, tablettes, ordinateurs portables ou non, lecteurs Blu-Ray et Enregistreurs numériques personnels). Cette révolution technologique marque la fin (à court ou moyen terme) des contenus linéaires proposés depuis plusieurs siècles sur les supports traditionnels. L’histoire est un éternel recommencement : en route vers l’interactivité « Bien avant l’apparition du web 2.0, l’interactivité était de règle aux temps de l’oralité. Tout cela a changé avec la littérature, comme plus tard avec le cinéma, car les instruments de transmission – peau de mouton, papier ou pellicule – ont imposé des formats figés, non évolutifs »1. Les nouveaux médias remettent aujourd’hui à l’honneur le consommateur et lui rende un rôle dans les histoires racontées, diminuant en conséquence l’hégémonie des narrateurs. Cette place de plus en plus présente du consommateur, à l’instar du jeu vidéo, sera à l’avenir un enjeu fondamental pour les créateurs de contenu qui souhaitent sensibiliser et fidéliser un public à leurs histoires. Les diffuseurs historiques : d’une audience de masse vers une audience de communauté Face à cette révolution numérique, on annonçait il y a peu, la fin de l’hégémonie des diffuseurs traditionnels. Force est de constater que la tendance ne suit pas cette prédiction. En effet, le temps moyen passé par les consommateurs devant la petite lucarne n’a jamais été aussi important. D’après une étude Médiamétrie-Eurodata TV Worldwide, qui pointe également les succès d'audience des chaîne infos et du sport, qui a été menée au cours du 1er semestre 2011 dans plus de 80 pays auprès de 3.000 chaînes attirant potentiellement plus de 3 milliards de téléspectateurs, la consommation de la TV continue sa progression. Sur un an, les Français sont parmi ceux dont la durée d'écoute a le plus évolué avec 12 minutes supplémentaires par jour (3h47). Les Américains passent quotidiennement 4h44 devant le petit écran (+11 minutes). Cette étude pointe également le potentiel de consommation encore important de la TV, notamment grâce à l’interactivité que permettent les réseaux sociaux et qui prolongent ainsi les programmes TV. De là à dire que la TV connectée (connectable) s’imposera au cœur du système numérique, il n’y a qu’un pas. Frédéric Josué, Directeur Marketing Havas Media France, tempérait cependant cette affirmation et nous rappelle l’incertitude qui prévaut aujourd’hui quant aux usages nouveaux des consommateurs. Le secteur de la publicité mise encore et toujours sur la télévision traditionnelle et même si Internet prend de plus en plus d’importance, il considère que la mutation numérique prendra encore entre 10 à 15 ans pour s’établir. Les diffuseurs historiques ne tiennent pas un autre discours. Un département Nouveaux Média a biensûr été crée au sein des chaines TV mais l’heure est à l’expérimentation. Les enjeux de France Télévision, identiques à ceux de la BBC, nous ont ainsi été décrits par Monsieur Boris Razon, Directeur des nouvelles écritures et du transmédia. Il s’agit pour le diffuseur public français, à travers ses productions cross et transmédia, de comprendre quels sont les nouveaux usages des consommateurs. L’objectif n’est donc pas monétaire ou d’audience mais d’expérimenter la production de contenus créatifs et innovants afin de capter une audience de communauté, fortement fidèle à un programme, plutôt qu’une audience de masse. L’enjeu est donc d’apporter, aux travers ces contenus cross et transmédia, une valeur ajoutée pour le consommateur. Il faut dés lors dans un premier temps déceler les usages du consommateur avant de pouvoir les rencontrer. 1 Storytelling: "réenchantez votre communication" par Sébastien Durand |

