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L’Abbaye de Stavelot sous la houlette du multimédia et de l’audiovisuel par Crossroads
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logo crossroadsCrossroads, société active dans l’audivisuelle et le multimédia, vient de remporter l’appel d’offres de l’Abbaye de Stavelot pour la réalisation de deux films en Haute Définition, l’animation interactive d’une photogrammétrie, l’écriture et l’enregistrement de l’audioguidage, le choix et la supervision des équipements de diffusion. Autant de services dans lesquels la société basée à Sombreffe et à Bruxelles est parvenue à se spécialiser au fur et à mesure de ses expériences. Rencontre avec Jacques Martin, fondateur de Crossroads.

Comment est né Crossroads ?

Jacques Martin: En fait, j’ai passé de nombreuses années dans une filiale de Fortis où j’étais chargé de la communication. Puis, en 1995, après une restructuration de la société bancaire, j’ai créé Crossroads pour abriter toutes mes activités en communication.  A cette époque, le CD rom faisait son apparition sur le marché. J’ai donc orienté mes activités vers le multimédia. J’ai passé un peu plus d’un an à travailler chez moi. Puis la société s’est développée petit à petit. En 2001, nous nous sommes vus confier un premier travail de muséographie, à l’Abbaye de Stavelot justement, une expérience qui nous a poussés à poursuivre dans cette voie. Je dirais que c’est à ce moment que la société a pris sa taille actuelle (6 personnes + des freelances en fonction des projets).

Pourquoi la muséographie plutôt que le corporate ?

JM: Je me suis rendu compte que j’avais envie avant tout de pouvoir fournir du contenu, être un « Content Provider ». Or, il n’y a pas franchement de contenu dans le corporate. La muséographie nous permet de travailler sur des projets de plus ou moins long terme. Parallèlement, nous avons également développé une deuxième branche qui est le multimédia interactif. Nos réalisations dans ce domaine répondent essentiellement à des objectifs pédagogiques.

Depuis 2001, vous avez dû accumuler un certain nombre de projets.

JM: Le premier, celui pour les 1000 ans d’histoire de l’Abbaye et de la Principauté de Stavelot-Malmedy nous a véritablement ouvert les portes. Nous avons ensuite travaillé pour l’Archéoforum de Liège en 2003 où nous avons effectué la conception, la réalisation et la mise en scène des médias (audiovisuels, diaporamas et borne interactive), la mise en lumière et en son des espaces, etc. Puis il y a eu la Maison de l’Eau à Verviers en 2004 et Le Bois du Cazier (depuis 2002) ... et bien d'autres.

Des projets patrimoniaux et culturels, principalement…

JM: Nous tentons de mettre notre expertise technologique au service d’un contenu. Cela dit, nous avons aujourd’hui ajouté une corde à notre arc puisque nous réalisons également des scénographies. Nous avons emporté les deux volets (audiovisuel et scénographie) pour l’appel d’offre de Stavelot qui a été lancé dernièrement.

Nous avons également développé une activité de production de films documentaires depuis quelques années, notamment avec "Manneken Pis, l'enfant qui pleut", d'Anne Lévy-Morelle.

wibaldComment expliquez-vous que vous ayez été choisi pour l'Abbaye de Stavelot ?

JM: Nous avions plusieurs avantages. Outre le fait que nous connaissons les lieux pour avoir déjà collaborer avec l’Abbaye, nous avons déjà étudié la période historique en question (l’exposition est consacrée à la figure de Wibald, prince-abbé du 12ème siècle). Nous ne devions dés lors plus entamer une large recherche iconographique et autre. Sans compter le fait que Crossroads peut se targuer d’être l’une des sociétés de la Communauté française les plus expérimentées et référencées au niveau de la muséographie. Au niveau de la scénographie, nous avons pu présenter de nombreux visuels. Nous travaillons avec un logiciel 3D, Sketch Up PRO, qui permet de donner une idée claire de ce que cela donnera.

D’un autre côté, il faut bien se rendre que répondre à ce genre d’appel est un investissement. On peut compter que l’équivalent d’une personne à temps plein pendant plus de deux mois pour préparer un tel dossier.

Vous parliez "de technologies au service du contenu"…

JM: Nous ne sommes pas seulement des fournisseurs de technologies. Nous essayons de conseiller ou d’orienter pour rendre les options du client plus pertinentes. Par exemple, pour Stavelot, nous avons réalisé un scan en relief (photogrammétrie)  d’une œuvre issue du musée du Cinquantenaire. Le client voulait simplement permettre l’interactivité. Nous lui avons conseillé d’orienter et de scénariser cette interactivité pour guider le visiteur dans ce qu’il peut découvrir et qu’il reparte en ayant découvert certaines choses à propos de l’œuvre.

Etre content provider, c’est aussi adopter une attitude proactive par rapport aux différentes demandes et tenter de fournir une technologie qui réponde aux besoins d’un projet.

 

 

Propos recueillis par VBdT