| De l'audio numérique à Technifutur |
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"Nous nous intéressons aux nouveaux logiciels généralement avec un ou deux ans de retard", déplore le fondateur de Signal Flow. "Actuellement il existe bien quelques écoles qui proposent des formations en son (IAD, INSAS, SAE, etc.), mais cela implique de rentrer dans un cursus "scolaire" parfois long de plusieurs années et plutôt généraliste." Ce spécialiste de l'audio numérique décide alors de monter lui-même une formation en son destinée à un public désireux d'appréhender de façon poussée des logiciels comme, par exemple, Protools. Il rencontre au mois de mai TWIST, Technifutur, le Pôle Image et la société Dame Blanche. Au fil des entretiens, Olivier Gustin monte son dossier. Il se fait également accompagné par la société CIDE-SOCRAN qui propose une aide à la création d’entreprises et assure un coaching (plan d’affaires, suivi comptable,…). Il bénéficie d'une bourse de préactivité de la région wallonne, une bourse qui lui permet notamment de partir à New York pour se faire certifier "Protools". Grâce à cela, Signal Flow pourra proposer prochainement un cursus officiel Protools.
Des formations en son... Il y a en eu et tout porte à croire qu'il y en aura d'autres. A partir d'octobre 09, Olivier Gustin a donné 7 semaines de formation à raison de 4 stagiaires par semaine chez Technifutur. "Il s'agissait d'une introduction au monde de l'audio numérique (approche de Protools, notions de prises de son, mixage, etc.). Le public rencontré était plutôt hétéroclite. Une partie était issue de la musique électronique, d'autres étaient des musiciens acoustiques. Il y avait aussi des gens de radios." Chacun est arrivé avec un projet professionnel ou artistique pour chercher ce complément d'information nécessaire. "Une semaine ne permet que d'aborder les problématiques. L'étape suivante est de proposer des formations de plusieurs mois, dans une perspective de création d’emploi dans le domaine audio-numérique (post-production cinéma, télévision, archivage, sound design, etc…)." Un avis que semble partager Technifutur, reste à voir comment les formations seront organisées (en concertation avec les entreprises du secteur).
… dispensée en Wallonie. Pourquoi ce genre de formation? La question est évidement posée. Ce n'est pas tant que le secteur manque de main-d'œuvre. Il y a de très bons ingénieurs du son dans notre région. Mais lorsqu'il s'agit d'avoir des spécialistes, c'est souvent vers l'étranger que se tournent nos entreprises. "La technologie et la culture ne sont pas de secteurs comparables aux autres. Ce ne sont pas ceux qui génèrent le plus grand nombre d'emplois et la plus grande activité économique. Mais ils ont une influence directe sur nos modes de fonctionnement. Il y a eu un 'avant la télévision' et un 'après la télévision', idem pour internet. Chaque nouveau média apporte son lot de changements dans nos comportements. Nous nous voyons déjà imposés un certain mode de vie par l'étranger via la technologie et la culture. Nous devons d'abord garder une certaine part de maîtrise chez nous. Et puis pourquoi ne pas tenter d’innover et de jouer un rôle de précurseurs dans ces domaines, artistique et technologique ?" Et des formations comme celle-là sont essentielles pour encourager les talents autochtones à se développer. |


Olivier Gustin a le dynamisme collé à la peau. Sorti d'une école spécialisée dans le son (SAE), il fonde Signal Flow et donne des formations dans le domaine aujourd'hui. Installé au Pôle Image, il a d'abord accueilli des apprenants désireux de spécialiser dans le traitement du son en numérique. Au printemps dernier, il rencontre Technifutur en vue d'élargir ses formations et, quelques mois plus tard, le jeune entrepreneur dispense ses cours dans le cadre des formations proposées par le centre de compétence liégeois.