| Inauguration Neuro TV |
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There are no translations available. Guy Vanden Bemden pourrait véritablement accueillir ses hôtes avec fierté ce mardi 4 novembre lors de l’inauguration des nouveaux locaux de NeuroTV. En déménageant du Parc Initialis vers le zoning de Frameries, la PME a doublé la surface de ses locaux permettant ainsi d’élargir ses activités et accueillir plus de personnel. (lire également l'article du Soir du 5 novembre). Cet événement a aussi reçu le soutien de la Ministre wallonne de la recherche qui était présente pour l’occasion. Visiblement enthousiasme et optimiste vis-à-vis de la volonté des entreprises de se regrouper pour se rendre plus compétitif sur le marché international, Marie-Dominique n’a pas manqué de souligner les différents initiatives allant dans ce sens. Discours de la Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet :« Mesdames, Messieurs, C’est avec plaisir que nous inaugurons aujourd’hui les nouveaux bâtiments de Neuro TV et ce de manière très originale puisque votre technologie est intégrée dans la cérémonie de manière interactive. Il y a beaucoup de créativité dans les produits que Neuro TV développe, d’ « innovation digitale » comme on aime le dire à Mons aujourd’hui. C’est une liégeoise qui vous le dit et vous en félicite. Effectivement, utiliser la technologie des moteurs de jeux vidéos, industrie en pleine expansion technologique et qui vient de dépasser en chiffre d’affaire mondial celui de l’industrie du cinéma, et l’appliquer au monde de l’industrie audiovisuelle pour créer et animer des décors virtuels est révélateur de votre esprit d’entreprendre et de votre capacité de développement technologique que vous-même et vos collaborateurs avez dynamisée au cours de ces dernières années. Ce développement technologique n’a pu se faire, comme vous l’avez souligné, que grâce à une approche de grappe, grâce aux soutiens et synergies que vous avez pu développer avec certains de vos clients qui ont cru en vous, comme la RTBF, Be-TV notamment, ou des entreprises partenaires comme Dreamwall, joint venture de la RTBF et du groupe MediaParticipations/Dupuis. Le tissu des entreprises wallonnes actives dans le secteur des médias numériques s’est fortement développé au cours des dernières années. Il est sans aucun doute, en fonction de la taille très réduite de notre territoire, l’un des plus denses en quantité mais aussi au niveau de sa qualité technologique en Europe. Une région de 4 millions d’habitants gérant la majeure partie du traitement numérique des ralentis aux JO de Pékin, des caméras aux serveurs, nous pouvons et devons en être fiers. La stratégie du gouvernement wallon, sous cette législature, a été de structurer ces secteurs porteurs. Une stratégie de clusters a été déployée regroupant entreprises, centres de recherche et de formation, universités. TWIST, le cluster des technologies wallonnes de l’image, du son et du texte, regroupe plus de trente entreprises, et des fleurons technologiques que d’autres régions européennes nous envient tels que IRIS leader mondial de la reconnaissance de caractères, I-MOVIX leader mondial des ralentis extrêmes, EVS leader mondial des serveurs de ralentis, XDC oeuvrant dans le cinéma numérique, ACAPELA leader européen de la synthèse vocale, et bien sûr NEURO TV. Ce secteur ne se contente pas d’aligner des fleurons technologiques wallons, il présente aussi la singularité de regrouper différents niveaux d’entreprises au meilleur niveau mondial : start-ups, sociétés de taille moyenne, sociétés cotées en bourse avec réseau international de vente. Des centres de formation continue comme technocité, des centres de recherche indépendants ou liés à des universités comme Multitel, le labo TELE de l’UCL sont également membres de ce cluster et permettent le développement d’une stratégie de réseau entreprises/recherche/formation/enseignement. Ma volonté, en tant que Ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, a été d’accompagner cette structuration de réseau d’entreprises au niveau des financements de recherche, d’avances récupérables de la DGTRE qui ont aidé notamment Neuro TV ou I-MOVIX, ou le lancement du programme d’excellence NUMEDIART Polytech, Mons/UCL sur les médias numériques qui accompagne également de nombreuses entreprises du secteur. Force est de constater que ces actions combinées nous amènent aujourd’hui à être compétitifs par rapport aux initiatives analogues existant dans les pays limitrophes, notamment en France où divers pôles image se sont développés, par exemple à Laval autour de l’imagerie de synthèse, à Angoulème autour des métiers de l’animation, à Chalon ou en Alsace. La dynamique enclenchée en Région wallonne avec la structuration des réseaux d’entreprises, des organismes de recherche et l’enseignement se montre gagnante, les résultats des entreprises du secteur le prouvent. Dans le domaine des PME technologiques, comme nous le montrent divers exemples en Californie ou en Finlande notamment, au-delà des réseaux de type cluster, la création de grappes technologiques centrées sur un secteur technologique regroupant entreprises, recherche, formation continue et supérieure peut encore plus faciliter le développement des connaissances technologiques, et l’efficacité globale des partenaires. A Mons, la création au sein de la « Digital Innovation Valley » du portefeuille de projet Virtualis est une initiative remarquée, porteuse de synergies encore plus ciblées autour des technologies de traitement temps réel des médias numériques. Ce projet développe une synergie public/privé, la partie publique regroupant un centre de formation continue pour les nouveaux médias numériques, une pépinière d’entreprises d’une taille de 550 m2, trop petite pour accueillir NEURO TV ce qui explique votre venue dans ce bâtiment. Les projets liés à Virtualis sont accompagnés par le programme Numediart au niveau recherche, et certaines discussions sont en cours pour des programmes universitaires associés. La partie privée de Virtualis regroupe dans la création d’une société anonyme dix entreprises technologiques autour de la création de contenus médias, projet auquel NeuroTV a choisi de participer en capital mais aussi en apport technologique, et je vous en félicite. Ces projets demandent une évolution culturelle dans notre manière de travailler avec ceux qui sont nos voisins. Ce n’est pas toujours facile au début, mais ces stratégies s’avèrent le plus souvent payantes à terme. Mesdames, Messieurs, en ces temps de crise financière, il me plaît de souligner l’excellence des entreprises wallonnes dans le secteur des médias numériques. L’innovation technologique est le garant de notre développement économique et le succès d’entreprises telles que NEURO TV se doit d’être chaleureusement salué. » |

