| Trop peu de salles de cinéma en Belgique? |
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There are no translations available. Étonnant mais le message est délivré par un défenseur du cinéma d'auteur. Michel Reilhac vient de sortir un ouvrage en collaboration avec Frédéric Socher, Plaidoyer pour l'avenir du cinéma d'auteur, livre dans lequel il ose déclarer que "le modèle de tournage d’un film 35 mm pellicule argentique, avec des équipes pléthoriques, n’est plus adapté à tous les projets". Outre les difficultés à passer au numérique, l'auteur pointe encore le manque de salle en Belgique. Un discours qui rejoint celui d'un autre défenseur du cinéma d'auteur: lors du colloque de la dernière édition du FIFF, Claude-Eric Poiroux, Directeur général d’Europa Cinemas affirmait déjà que "le parc de salles est anormalement faible. En Belgique, nous avons un écran pour 21 000 habitants alors que dans la majorité des pays d'Europe, on compte un écran pour 8 000 à 17 000 habitants."
Face à un manque de salles, le nombre de sorties quant à lui est toujours important puisque pas moins de 350 films sont diffusés chaque année sur nos écrans larges. Le directeur d'Europa Cinemas insiste sur le fait qu'il y a un réel déséquilibre entre la répartition entre les multiplexes et les complexes indépendantes car ce sont ces deniers de taille moyenne qui "ont pu le mieux garantir la diversité de l'offre" alors qu'ils ne représentent que 40% des écrans belges. De son côté, Michel Reilhac plaide pour la prise en compte des nouvelles réalités technologiques, que l'on parle de l'émergence du cinéma en relief ou des écrans mobiles. Il reste par ailleurs confiant dans l'avenir des salles. Des études démontreraient que les 15-20 ans n'hésitent pas à rejoindre les écrans larges après avoir apprécié un film sur petits écrans (téléchargés parfois illégalement).
En Europe, l'équipement en digital des salles n'est pas aussi rapide que prévu. Après l'édition 2008 du Festival de Cannes, XDC annonçait la signature d’accords non exclusifs à long terme avec les 6 studios grands studios américaines afin de cofinancer le déploiement futur d’un maximum de 8.000 installations de cinéma numérique répondant à la norme DCI, dans 22 pays européens. Ces accords devaient marquer et faciliter le début du déploiement du cinéma numérique à grande échelle en Europe (le potentiel global étant estimé à 35.000 écrans à numériser en Europe). Mais aujourd'hui, l'équipement en numérique est souvent associé à l'installation d'équipement pour le 3D relief ou l'I-Max. Même si le 3D relief se répand peu à peu, il n'est pas encore légion et loin d'être associé aux formes de cinéma traditionnel. Certains discours n'hésitent pas à opposer cinéma digital et cinéma d'auteur. De son coté, Michel Reilhac plaide avant tout que les cinéaste fassent preuve d'audace et de créativité pour s'adapter aux nouvelles réalités des technologies cinématographiques.
"Plaidoyer pour l’avenir du cinéma d’auteur". Michel Reilhac et Frédéric Sojcher, Archimbaud Klinckieck, 202 pp. 19 €.
Lire également: La nouvelle cuisine du cinéma - Mis en ligne le 27/05/2009 sur lalibre.be Il y a trop peu de salles en Belgique - Mis en ligne le 02/10/2008 sur lesoir.be
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Étonnant mais le message est délivré par un défenseur du cinéma d'auteur. Michel Reilhac vient de sortir un ouvrage en collaboration avec Frédéric Socher, Plaidoyer pour l'avenir du cinéma d'auteur, livre dans lequel il ose déclarer que "le modèle de tournage d’un film 35 mm pellicule argentique, avec des équipes pléthoriques, n’est plus adapté à tous les projets". Outre les difficultés à passer au numérique, l'auteur pointe encore le manque de salle en Belgique. Un discours qui rejoint celui d'un autre défenseur du cinéma d'auteur: lors du colloque de la dernière édition du FIFF, Claude-Eric Poiroux, Directeur général d’Europa Cinemas affirmait déjà que "le parc de salles est anormalement faible. En Belgique, nous avons un écran pour 21 000 habitants alors que dans la majorité des pays d'Europe, on compte un écran pour 8 000 à 17 000 habitants."