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Conférence de M. Roger Roberts
Mercredi, 04 Février 2009 08:45

Les utilisateurs (créateurs, utilisateurs, consommateurs) d’œuvres audio-visuelles, textuelles ou iconographiques nourrissent l’espoir de disposer d’un cadre architectural informatique ouvert où les diverses fonctions de gestion et d’exploitation des archives seraient intégrables. Depuis quelques années des réponses partielles sont apparues et leur intégration cohérente est apparue possible aux travers de normes et standards industriels.
Depuis 2001, l’association Titan a contribué au développement de concepts liés à la production et l’exploitation d’objets audiovisuels dans un univers numérique homogène avec des membres comme la RTBF, BeTV, Belgavox, Memnon, EVS et Kane Consulting au travers de différents projets (CIMWOS, AIDAR, MEMORIES, MEDIAMAP).


Un des objectifs actuels de l’association est d’accréditer l’importance de ces modèles auprès des organismes chargés de l’archivage, de tous les industriels qui produisent des systèmes informatiques de gestion de médias, avec des technologies comme  RDF, OWL, METS, MXF, AAF, DCMI, FRBR, SMIL, …  comme briques importantes pour réaliser des importations/exportations d’objets d’information conformes au modèle OAIS.
De plus, la numérisation de l’ensemble des filières de production a provoqué une rupture majeure des relations entre les entités humaines (seules susceptibles de créer et d’échanger de la sémantique) et physiques (des outils destinés à fabriquer des supports). Du fait du traitement des informations et des données «Essences» dans des DAM (Digital Asset Management) ou des NAS (Network Attached Storage) qui intègrent plusieurs applications sous différents contrôles, une nécessité nouvelle est apparue : inter-opérer, c'est-à-dire échanger des informations de nature technique, logique mais aussi sémantique. L’objectif nouveau est de collaborer à la réalisation de tâches plus complexes, c'est-à-dire traiter des volumes plus importants, tout en recherchant une meilleure qualité de l’exploration des archives, c’est pour cette raison que l’asbl a développé AXIS. Les nouveaux outils informatiques doivent donc intégrer donc une compréhension du contexte via une couche sémantique dont le contexte est alors accessible non plus seulement à l’humain mais à la machine également !


Pour fonctionner correctement ces industries culturelles (et en particulier l’audiovisuel) auront donc recours à trois opérateurs :

  • l’humain (qui crée l’information, manipule la sémantique),
  • le logique (qui conceptualise et contextualise l’information ...)
  • le physique (les formats, les outils de type MXF, OWL, HTML, ...)


Au travers de ces nouvelles technologies numériques et sémantiques, l’industrie   audiovisuelle devrait bénéficier de mécanismes facilitant l’échange entre des univers informatiques différents et une pérennisation des informations de centres d’archivages.

La sémantique est une question de distance…, distances géographique, temporelle et culturelle. Elle permet de construire des ponts entre mon interlocuteur et moi lorsque nous sommes éloignés géographiquement, entre celui que je serai dans 10 ans et moi quand il s’agit d’accéder à nouveau à ce que j’ai conservé, entre un interlocuteur inconnu et moi qui n’évoluons pas dans le même environnement culturel …. Il est donc tout à fait normal de retrouvé cette composante majeure dans l’univers de la toile qui tisse des liens entre des individus qui échangent de l’information au sein d’un village virtuel !

Roger Roberts
RTBF/Titan asbl

 



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