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Quelques outils Relief 3D développés en Belgique (1/2)
Mardi, 03 Novembre 2009 01:01

En Belgique, il y a longtemps que le cinéma numérique et le Relief 3D a été pris très au sérieux par une série de professionnels, bien décidés à  profiter de ce mouvement de fond. L’enjeu est à la fois économique et culturel. Le défi est de continuer à exprimer de la meilleure façon, en maîtrisant les coûts, ce qui fait notre spécificité, aux côtés de grandes machines telles que l’industrie hollywoodienne ou japonaise. A ce jour, il n’y a pas à rougir de la place occupée par ces entrepreneurs.


Nous avons voulu faire le point dans ce secteur avec le leader, à savoir XDC. Voici le compte rendu de cet entretien avec Mme Judith MICHEL, Content Service Sales Manager.
TWIST : lors de l'IBC, plusieurs conférences sur le Relief 3D, ont attiré l’attention des professionnels sur la « nouvelle grammaire du relief". L’enjeu est aujourd’hui de la développer et la faire partager par tous les intervenants (scénaristes, réalisateurs, directeurs photo, producteurs, exploitants, etc.). Comment se positionne XDC à ce sujet ?
XDC : Nous essayons de vulgariser et d'éduquer à chaque fois que possible les différents intervenants lors de salons, foires, conférences, ... Aujourd’hui, plus un événement, une foire, ne se passe sans qu’il y a ait une conférence ou un discours sur la 3D. Nous pensons que c’est entré dans les mœurs et que l’on en parle couramment aujourd’hui aussi bien dans le milieu du cinéma que dans le public.
TWIST : trouvez-vous qu'il y a en Belgique suffisamment de sociétés et techniciens pour participer pleinement à ce mouvement ?
XDC : De nos jours il en manque encore étant donné que c’est un nouveau marché. Cependant, on ne peut pas dire que la Belgique soit à la traîne dans le monde des technologies du cinéma. Plusieurs sociétés ont montré leur savoir faire lors de la conférence du FIFF (de la 2D à la 4D) et ils nous ont prouvé que nous utilisons déjà les technologies derniers cris et que l’industrie belge est associée à de nombreux films connus.
TWIST : Est-ce qu'il y a un genre (fiction, documentaire, animation, programmes TV, jeux, etc.) qui réussira plus vite à s'imposer au public ?
XDC : Certaines personnes pensent encore que 3D est synonyme de succès. Or le public s’habitue maintenant à la 3D. Ce n’est plus une nouveauté à découvrir. L’audience ne va donc plus voir un contenu parce que c’est de la 3D mais bien parce que c’est de la bonne 3D. C'est-à-dire que maintenant, il est important d’avoir un contenu de qualité et de faire le marketing approprié. 
TWIST : Qu'est-ce que vous attendez du festival 3D Media de décembre ?
XDC : Nous sommes partenaires du festival car il s’agit d’une nouveauté dans les festivals (et nous savons tous qu’il y a un trop grand nombre de festivals identiques) et ça correspond à un marché, une évolution. Il s’agit donc d’être pionnier. Nous sommes très heureux des développements autour du cinéma à Liège avec le Pôle Image (dans lequel nous sommes déjà installés), la Media Cité et ce festival. C’est une opportunité de montrer les talents et le savoir faire que nous avons en Belgique et de positionner Liège comme ville active dans les technologies du cinéma. Nous sommes très heureux et nous espérons qu’il y aura du public international et nombreux.
Dans un prochain article, nous évoquerons avec Kommer Kleijn, directeur photo spécialisé dans le Relief 3D, la manière de filmer et de produire en Relief 3D.
Benoît RENSONNET

 



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