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Un nouveau guichet Tax Shelter: Go West
Lundi, 29 Mars 2010 14:47

logo_gowestLe Tax Shelter est loin d'être quelque chose de neuf chez DreamWall (notamment via la société de production Araneo). Aujourd'hui la société de Marcinelle entend investiguer plus loin le champs de ce mécanisme fiscal d'aides à la production en s'associant avec 4 partenaires privés et 5 partenaires publics. Rencontre avec Léon Perahia, véritable maître d'œuvre de ce nouveau guichet Tax Shelter, Go West.


Comment cela a-t-il démarré?
Léon Perahia: Nous souhaitions depuis quelques temps pouvoir proposer de rentrer en co-production dans les projets  pour lesquels nous remettions un devis à un producteur, surtout pour les productions étrangères. Araneo a d'ailleurs été amenée à chercher des financements Tax Shelter pour des projets sur lesquels DreamWall et Dame Blanche étaient prestataires de service. Parallèlement, pour la cession de droits par Dupuis pour des productions adaptées d’un univers de son catalogue, comme Largo Winch par exemple, il est apparu qu’il était possible d’intéresser les producteurs à envisager la réalisations de travaux en Belgique si nous leur proposions d’y participer par l’apport de financements tax shelter.

La création de Go West part du principe que l'attrait d'un producteur pour une boîte de prestation de service augmente avec les possibilités d'aides au financements que celle-ci peut lui proposer en accompagnement de son devis. Hors, nous sommes en concurrence avec des pays comme la France ou le Luxembourg où les sources de financements publics ne manquent pas. Nous souhaitions proposer un système concurrentiel où nous pouvions faire valoir à la fois les compétences régionales et les aides au financement.

Qui sont les partenaires privés?

L.P.: DreamWall, évidement, qui est spécialisé en animation 2D/3D et en création de décors virtuels.
Dame Blanche qui est un studio son (mixage, doublage, musique, bruitage) et qui aujourd'hui propose aussi des services en post-production image.
Victor Studio, également situé à Genval, qui réalise des effets spéciaux dans le cadre de longs métrages et de l'animation 3D.
FDP Production qui produit des émissions TV (Cinquante Degrés Nord avec Mediares) et des tournages légers (reportages et documentaires).
Et Virtualis qui regroupe près de 11 sociétés active dans la technologie de pointe (dont NeuroTV).

Le savoir-faire de chacun est complémentaire à celui des autres. Notre objectif en nous associant est de soutenir le secteur de la production audiovisuelle locale et lui permettre de se développer de manière pérenne en proposant des avantages qui nous rendent concurrentiels. On devrait notamment pouvoir rapatrier en Belgique des travaux qui se font actuellement à l’étranger.

 

Et du côté des invests publics?

L.P.: Nous avons dans un premier temps rencontré Wallimage, qui, dès le début, nous a encouragé dans notre initiative. Nous avons ensuite pensé que les invests des régions où sont installés les divers partenaires privés pourraient apporter une caution morale à notre démarche. Après une analyse approfondie du dosser, elles ont toutes décidé de s'associer au projet: Sambre Invest, Nivelle Invest, Invest Mons Borinage-Centre, Hoccinvest et Wallimage.

Il s'agit d'un partenariat public/privé. La volonté est donc clairement de créer les conditions qui permettront de structurer, de développer et de pérenniser le secteur de l'audiovisuel dans la région Hainaut/Brabant Wallon.

 

Quand Go West prendra-t-il son envol?

L.P.: Nous sommes déjà opérationnels. Nous utilisons la structure existante de Dupuis à Marcinelle où nous bénéficions des services communs (bureaux, gestion comptables, etc.), ce qui nous permet de démarrer sans coût fixe. Au début, nous allons travailler à deux, ma collaboratrice, Raphaële Ingberg, et moi-même. Nous élargirons probablement cette configuration. Mais j'ai tendance à répondre à des besoins au moment où ils se présentent plutôt qu'à les anticiper et prendre le risque d’une structure trop lourde.

 

Il s'agit d'une nouvelle structure, mais Go West va quand même bénéficier de toute votre expérience.

L.P.: C'est évident. Nous travaillons avec le Tax Shelter depuis sa mise en place en 2004. De plus, nous avons une certaine expérience des mécanismes d'aides français (CNC et crédits d’impôts entre autres) et des possibilités de faire cohabiter ces systèmes sans les mettre en concurrence, au bénéfice de tous.

Quelque part, nous structurons simplement un fonctionnement qui existait déjà.

 

Comment se positionne Go West par rapport à d'autres guichets Tax Shelter?
L.P.: Alors que des sociétés comme Scope invest, IMG ou Kasa Kafka sont principalement intermédiaires entre producteurs et investisseurs Tax Shelter, notre vocation est de soutenir les prestataires partenaires du projet. Les montants que nous lèverons serviront à financer les travaux que ceux-ci réaliseront sur les productions auxquelles Go West apportera du financement Tax Shelter. Notre rôle est également d’exploiter notre expérience dans les coproductions internationales et d’en optimiser les montages. 

 

Un peu comme le Pôle Image à Liège...
L.P.: Tout à fait, je dirais même que nous sommes quelque part complémentaire puisque le Pôle Image joue aussi la carte de l'investissement dans l'économie local, mais du côté de la région liégeoise.

 

Propos recueillis par Virginie Breuls

 



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