| Des formations à l'image pour le bassin liégeois |
| Lundi, 15 Novembre 2010 10:24 |
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Qu’est-ce qui a motivé WFX à répondre à l’appel de Technifutur pour la mise en place de la formation ? Bernard Devillers: Au sein du studio, nous sommes régulièrement amenés à faire appel à des ressources extérieures pour compléter nos équipes. La région manque de techniciens qualifiés capables de s’intégrer dans un workflow de production. Nous nous tournons alors vers des opérateurs qui viennent de France, d’Italie... Outre le coût salarial, il faut dés lors aussi prendre en compte l’impact économique des logements et des déplacements. Prenons l’exemple de Largo Winch : nous devions trouver une vingtaine de techniciens pour une période de trois mois. Parmi eux, on comptait trois liégeois, quatre bruxellois et le reste venait de l’étranger. Cette moyenne de 35% de ‘locaux’ est assez générale. En nous associant à Technifutur, nous espérons pouvoir former des opérateurs qui viendront renforcer nos équipes mais aussi celles des autres studios.
Donc les stagiaires seront formés aux outils utilisés par WFX ? B.D. : Pas seulement. Il est extrêmement bénéfique pour un technicien de pouvoir participer à des projets dans des studios différents. Il apprend ainsi d’autres méthodes, utilise d’autres logiciels. En bougeant, il doit s’intégrer dans des workflows dont la logique est propre à chaque structure (même si on retrouve des schémas génériques). Nous espérons donc que cette formation puisse servir à toutes les sociétés intéressées et que ces nouveaux talents locaux puissent rester sans devoir s’exporter pour trouver de nouveaux projets et travailler. Par ailleurs, si la formation est effectivement coordonnée par WFX, nous nous sommes associés à un opérateur de la formation professionnelle : ArtFx (www.artfx.fr/). Cette école de Montpellier dispense des formations en image avec une méthodologie plutôt efficace puisqu’ils atteignent des taux de placement de 95% dés la sortie de l’école. Le programme de Technifutur a été calqué sur celui d’ArtFx et sur les workflows de production de Mikros et WFX, ces derniers étant fréquemment utilisés dans des pays comme l’Angleterre ou les Etats-Unis. Cependant, notre volonté est de nous associer avec les sociétés de la région. Nous sommes ouverts à des échanges ou des collaborations. La présence d’une structure comme ArtFx garantit quelque part la neutralité de la formation. Notre volonté n’est pas de conditionner les stagiaires aux modes de productions de WFX. Au contraire, nous souhaitons nous ouvrir et offrir la possibilité à tous les acteurs de s’y retrouver, tant au niveau des stagiaires que des entreprises.
Quel est le profil des participants ? B.D. : La seule condition d’admission à la formation était d’être demandeur d’emploi. Nous avons reçu plus de 60 candidatures. La sélection a été réalisée par le Forem, Technifutur, ArtFx et WFX. Nous en avons retenu 12, tantôt des personnes issues de Beaux-Arts ou de sections d’infographie, tantôt des personnalités qui nous semblaient intéressantes. L’objectif du projet est d’apporter un complément par rapport au métier et non pas une base. Sur une période de 5 mois, nous disposons donc une formation qualifiante qui leur permettra de décrocher un emploi à la sortie. Il est important de préciser que notre rôle n’est pas de prendre la place des Hautes Ecoles qui font un travail de plus longue haleine avec les étudiants. Nous apportons à nos stagiaires un bagage supplémentaire et une maîtrise des outils qui leur permettra d’intégrer rapidement des équipes de production.
Il s’agit ici d’une formation unique. Comment envisagez-vous la suite ? B.D. : Cette initiative ne doit pas être un coup dans l’eau. Nous souhaitons pérenniser notre démarche tout en répondant aux besoins du secteur. Cette formation est dédiée au compositing et aux effets spéciaux parce que le manque de ressources humaines avec ces qualifications est criant. La suite dépendra de besoins spécifiques ou plus généraux liés aux demandes des entreprises et des instances. VBdT |


Le 18 octobre dernier, Technifutur a démarré une formation dédiée au compositing et aux effets spéciaux. En maître d’ouvrage, une société liégeoise qui fait également partie du Pôle Image à Liège : WFX. Nous avons rencontré Bernard Devillers, coordinateur de la formation pour faire le point quelques temps avant le déménagement au cœur du quartier du Longdoz dans le nouveau bâtiment du PIL.