| Fibre optique: la solution pour un réseau haut débit |
| Lundi, 28 Mars 2011 08:21 |
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"La fibre optique est le produit le plus en phase avec les besoins actuels et futurs du marché." Voilà le crédo de Belram. La question de la connexion, du transfert de données haut débit est un thème central pour les métiers de l’audiovisuel en général. Chaque acteur du secteur est confronté à des problématiques de poids de fichiers, de temps de transferts, de la multiplication des données par canaux, etc. D’après la société spécialisée dans les connectiques, la fibre optique serait une réponse à beaucoup de ces défis. Rencontre avec Yves Pierre, Senior Product Manager chez Belram.
Quels sont les avantages de la fibre optique par rapport aux solutions existantes ? Yves Pierre : Actuellement le réseau est essentiellement équipé en cuivre. Mais ce dernier atteint ses limites en terme de distance et de débit. D’une part, la capacité de transport de données via le cuivre dépend de la distance parcourue. Plus un trajet est long, plus la résistance du métal sera importante et limitera donc la capacité totale des données. D’autre part, le cuivre ne peut assumer des débits limités que jusqu’à la Haute Définition. Même s'il est possible de transporter de THD sur 5m avec du cuivre, dés que l’exigence augmente, le débit devient trop faible. Aujourd’hui, les transmissions sont généralement en SD ou en HD. Demain, on parlera sans doute de transmission en stéréoscopie (il faudra doubler le flux) ou en holographie. Qu’en est-il de l’implantation de la fibre optique en Belgique ?
Y. P. : Notre pays fait figure de pionner à certains points de vue. La quasi totalité du territoire est reliée à la fibre via les grands réseaux. Cependant, paradoxe de notre situation, c’est souvent le dernier chainon qui relie le réseau aux utilisateurs qui est manquant et qui, dés lors, est en cuivre. Lorsque l’on regarde le Luxembourg, par exemple, il y a une réelle volonté de connecter chaque citoyen avec de la fibre, lui offrant ainsi des débits et une vitesse beaucoup plus élevés. En Belgique, ce n’est pas encore tout à fait le cas même si le coût de la périphérie de la fibre (le dernier chainon) tend à diminuer. D’autant que le prix du cuivre augmente alors que celui de la fibre diminue et que les applications qui permettent cette dernière sont beaucoup plus larges. Est-elle déjà utilisée au niveau professionnel ? Y. P. : Il y a une utilisation ‘mobile’ de la fibre au niveau des captations d’événements. Il faut dire qu’elle peut s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres sans entraîner de complexités. L’équivalent en réseau dit ‘sans fil’ implique une gestion des risques de perturbation du signal et une maitrise de la bande passante qui reste limitée. Si la fibre ne peut pas transporter d’énergie, il n’en reste pas moins que son débit est quasi illimité. Elle offre également des possibilités d’interactivités et de multiplexage. En d’autres termes, elle permet une nouvelle manière de travailler où les différents intervenants n’ont plus l’obligation de se trouver au même endroit. Un réalisateur pourrait suivre l’étalonnage de son film alors que l’unité de traitement d’image et le directeur photo se trouvent à des kilomètres. Vous parlez de changer les habitudes de travail. Je présume que cela implique le cinéma, mais aussi le broadcast… Y. P. : Si un site est relié avec de la fibre, il ne sera plus obligatoire d’avoir une régie à même l’endroit de la captation. En d’autres termes, les cars régie pourraient n'être utilisés que si les sites ne sont pas reliés à la fibre. Keywall, avec ses studios météos, est aujourd’hui relié à la RTBF avec de la fibre optique (cfr Un centre météorologique au cœur de KeyWall)… Y. P. : Et c’est de la logique même. Utiliser une fibre dédiée dans un tel cas découle du bon sens. La fibre est beaucoup plus efficace que ses concurrents en terme de transmission d’information parce qu’elle est beaucoup plus simple. Si le signal composite est l’équivalent d’une soupe, le component offre la possibilité d’avoir des ingrédients répartis dans des catégories, mais la fibre optique envoie tous les éléments emballés indépendamment et étiquetés. En d’autres termes, la dégradation en composite est inévitable, alors que le numérique met en place des procédures de vérification qui permettent une pérennisation du signal, malgré les transferts et les différents systèmes de codage et décodage. Belram organise des séances de formation sur la fibre optique. Plus d'information, contacter Yves Pierre ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) Propos reccueillis par VBdT |


