| Première retransmission européenne en direct et en 3D d’une opération chirurgicale! |
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| Lundi, 01 Mars 2010 13:59 |
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Lire aussi: Trois questions à intoPIX. Il n'est a priori pas simple de retransmettre une opération chirurgicale dans des conditions classiques. La gestion de la lumière (équilibre entre la lumière d'ambiance et les lampes hyper puissantes de chirurgie), le placement des caméras qui doivent filmer sans gêner les mouvements du corps médical, la durée d'une opération (celle de ce jeudi était de plus de 4 heures) ou encore les déplacements dans le labyrinthe hospitalier (spécialement long dans un établissement comme le CHU au Sart Tilman) sont autant d’éléments à prendre en considération. En y ajoutant l’utilisation de la troisième dimension, les organisateurs ont placé la barre un cran plus haut.
Du côté régie, dans le car NoTele installé au pied du CHU pour l'occasion, le réalisateur mixe les images en provenance de ces caméras tandis que le stéréographe, Yves Pupulin, analyse l'image pour s'assurer qu'elle ne sera pas perturbée par des reflets inopportuns ou des effets de ghosting. C'est loin d'être une première réalisation en 3D pour Dominique Durand, le réalisateur, mais c'est la première fois qu'il s'agit d'une opération chirurgicale. Difficile de préparer les entrées intempestives dans le cadre du corps médical, d'éviter les objets qui jaillissent hors de l'écran parce qu'ils ont été placés à l'avant-plan, etc. Toujours dans le car régie, l'équipe d'EVS enregistre toutes les images et place celles qui sont susceptibles d'être rediffusées (et pourquoi pas en ralenti) dans un catalogue où le réalisateur pourra aller les rechercher quand il le souhaite. Dans le même temps, un opérateur EVS procède à un montage live de l’opération afin de proposer un programme brut de 2 heures. Le montage final sera assuré par RTC Liège, une chaîne régionale bien connue du public liégeois. Côté éclairage, Arc-Cinevideo est parvenu à équilibrer la lumière de la salle malgré les contraintes de l'opération. Tout sera éclairé et équilibré pour que l'image soit réussie sous la direction de leur directeur photo. Enfin, côté son, c'est la société sérésienne WNM qui a fourni le matériel et géré les aspects techniques.
Cette répétition a également permis aux équipes d’Intopix et de l’ULg (ULg-Intelsig et ULg-SEGI) de préparer la transmission live 3D du 18 mars. L'équipe du Professeur Jacques Verly de ULg-Intelsig s'est en effet associée à intoPIX pour permettre la transmission de ces données en HD 3D relief en directe, via fibre optique grâce au concours de la SOFICO qui a raccordé le CHU et le Cinéma Sauvenière. Tout au bout de la chaîne, la société liégeoise XDC a équipé l'une des salles du nouveau complexe des Grignoux, en numérique 3D afin d’offrir aux futurs spectateurs un confort de vision parfait. A noter que c'est la société XpanD qui fournira le système de visualisation 3D. La Région Wallonne (et TWIST également puisque la plupart de ces partenaires sont membres du réseau des technologies de l'image) peut donc être fière du savoir-faire de ses entreprises: à une exception près, toute la chaîne de retransmission est portée par des talents wallons.
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La neuvième édition du Festival
L’acquisition des images est prise en charge par Binocle, société française spécialisée dans la prise de vue 3D stéréographique. En salle d'opération, les caméras sont doublées pour permettre cette prise de vue en 3D relief, ces outils de prise de vue ainsi que la machinerie (notamment une Aerocrane sur 4 m de rails) ont par ailleurs été fournis par Arc-Cinevideo. Des cameramen formés à ce type de captation manipulent sur des espaces réduits ces caméras tout en portant les tenues stériles obligatoires dans une salle comme celle-là.