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Présentation de la SONUMA Imprimer
Mardi, 21 Avril 2009 13:51

Ce matin les petits plats ont été mis dans les grands pour présenter la SOciété de NUMérisation des Archives, la SONUMA. Nombre de personnalités importantes de la RTBF étaient présentes au Palais des Congrès pour accueillir journalistes et professionnels du secteur et expliquer (notamment en image) ce projet de digitalisation des archives. Le TWIST était également largement représenté à travers quelques uns de ses membres.



Jean-Paul Philippot a ainsi ouvert les festivités. "Depuis 80 ans, nous souffrons du syndrome du sablier. Le temps ne peut s’arrêter de couler au fil du flux d’images diffusées sur nos antennes. La seule manière de l’arrêter est d’archiver ces images, les cataloguer et les rendre accessibles." Une envie rendue possible aujourd’hui grâce à l’initiative de la Région Wallonne. Son éminent porte-parole, Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’économie, était ainsi présent pour soutenir le projet qu’il a initié avant d’être suivi par la Communauté française.
Et ce qui attend les chevilles ouvrières n’est pas moindre. "La mise en place d’une plate-forme pour les archives est un travail conséquent", nous explique Jean-François Rasquin, Président de la SONUMA. "Notre valeur ajoutée", enchaîne Jean-Louis Rollé, administrateur délégué, "c’est la triple expertise technique, documentaire et éditoriale avec laquelle nous mettrons le projet en place".

Dossier de presse :


La SONUMA, de quoi s’agit-il ?
L’histoire de la RTBF se confond avec celle de notre pays, depuis 80 ans. Née Institut National de Radiodiffusion en 1930, baptisée RTB trente année plus tard, l’entreprise a acquis son "F" en 1977 avant de franchir le cap du XXIième siècle pour attaquer la révolution numérique bille en tête. Au cours des années, les équipes de télévision et de radio, travaillant tant en studio que sur le terrain, ont produit des dizaines d’heures dont une grande partie a été conservées. Ces archives audiovisuelles de la RTBF sont autant d’empreintes de notre identité culturelle voire de la mémoire collective, témoignage vivaces des événements clés de notre époque.
Aujourd’hui, ce patrimoine audiovisuel est menacé par la détérioration physique des supports et par la disparition des différents appareils de lecture devenus obsolètes.
Conscientes de l’urgence mais aussi du potentiel de ce fonds d’archives unique en Belgique francophone, la Région Wallonne, la RTBF et la Communauté française ont donc décidé de créer la SONUMA, SOciété de NUMérisation des Archives audiovisuelles, officiellement constituée le jeudi 8 janvier 2009. Jean-François Rasquin est le président du Conseil d’Administration de la société tandis que Jean-Louis Rollé en est son Administrateur Délégué.

Le siège social de la SONUMA s’installera dans les nouveaux bâtiments du site du Longdoz à Liège. Il est aujourd’hui provisoirement accueilli dans les bâtiments que la RTBF occupe actuellement à Liège  (Rue du Parc).

Les missions de la SONUMA

La Sonuma a pour objet la conservation, la préservation, la numérisation et la commercialisation des archives audiovisuelles. Cet objet s’applique prioritairement aux archives de la RTBF mais il pourra être étendu à des archives de tiers.

Ses missions s’axent autour de trois notions primordiales : responsabilité, expertise et accessibilité :
  • responsabilité patrimoniale par la préservation et la pérennisation de la mémoire audiovisuelle de notre communauté ;
  • alliance des expertises techniques, documentaires et éditoriales, véritable valeur ajoutée de la Sonuma,
  • maîtrise de l’évolution technologique pour conserver et diffuser les archives ;
  • gestion documentaire des collections afin de créer des liens multiples vers et entre les contenus ;
  • mise en contexte des contenus pour une meilleure compréhension des événements ;
  • Loin d’être un musée audiovisuel ou un coffre-fort numérique, la Sonuma ambitionne de développer différents services à destination des professionnels, du monde de l’éducation et du grand public. Une telle accessibilité aux collections nécessite une gestion juridique dynamique orientée vers la négociation, entre autres, d’une licence légale d’exploitation avec les sociétés de gestion de droits.

Modèle d’archivage numérique
Sauvegarder le patrimoine audiovisuel est une entreprise très complexe qui exige toute une gamme de solutions techniques et d’importantes ressources humaines et financières.
La Sonuma mettra en œuvre un modèle d’archivage numérique respectant les normes et les standards internationaux en vigueur et reprenant toutes les activités nécessaires à la numérisation, telles que l’identification des contenus à numériser en priorité, la restauration des supports, la numérisation, le stockage des fichiers, la description documentaire et leur distribution. Pour cela, la Sonuma fera appel à la collaboration des institutions qui, en France (INA), aux Pays-Bas (Beeld&Geluid) ou en Suisse (Mémoriav) poursuivent les mêmes objectifs. Certaines activités pourront faire l’objet d’une sous-traitance.

Le capital de la Sonuma
Dotée d’un capital de 40 millions d’euros, la Sonuma est détenue à 50% par la Région Wallonne, à 40% par la RTBF et à 10% par la Communauté française.
L’apport de la RTBF consiste en la cession de la propriété de la totalité de ses archives audiovisuelles à la Sonuma, sur support numérique lorsqu’elles sont disponibles sous ce format, pour une valeur conventionnelle de 16 millions d’euros.
Le numéraire quant à lui est apporté par la Région Wallonne pour 20 millions d’euros et par la Communauté française pour 4 millions d’euros.
La Région Wallonne a concédé une option préférentielle de rachat de ses parts à la RTBF. La RTBF pourrait ainsi récupérer la maîtrise entière de son fonds d’archives au cas où la Région Wallonne venait à vouloir se retirer du projet.

Les contenus

La collection est vaste. Entreprendre sa numérisation dans les meilleures conditions exigera une méthodologie de sélection rigoureuse basée, entre autres, sur les critères suivants :

  • la valeur patrimoniale de l’archive : que représente-t-elle pour notre communauté ? Est-elle le témoin d’une époque, d’un savoir-faire, d’une mode ou encore d’une forme de pensée ? Peut-ion la considérer comme un programme-clé de l’histoire de la télévision ?
  • la valeur éditoriale de l’archive : peut-elle enrichir/nourrir des programmes actuels ? Peut-elle faire l’objet d’une rediffusion dans les grilles radio ou TV ? Quelles missions peut-elle intéresser ?
  • la valeur commerciale de l’archive : représente-t-elle un intérêt pour des clients potentiels, tels que producteurs et réalisateurs de films, organisateurs d’événements ?
  • la qualité matérielle du support et l’obsolescence des appareils de lecture : est-il abîmé ou non ? Peut-il être conservé en l’état ? Doit-il être restauré en urgence ? Dispose-ton encore du matériel pour le lire ?


Les matières qui seront numérisées par la Sonnuma concernent tous les programmes produits et diffusés par la Radio Télévision de Service public depuis ses origines jusqu’au 31 décembre 2007. La numérisation des productions audiovisuelles diffusées après le 1er janvier 2008 sera prise en charge par la RTBF.
L’ensemble de ces contenus aura pour vocation d’être commercialisé par la Sonuma.


sonuma


Textes et image issus du dossier de presse remis le 21 avril 2009.

Epinglé:

A noter encore que deux personnes ont déjà été engagées. L’équipe de direction devrait être effective dés le mois de mai 09. Au total, la Sonuma emploierait entre 15 et 20 personnes. Une partie du travail sera confiée à des sous-traitants, notamment au niveau de la restauration des supports. Toutes les archives qui nécessitent une intervention particulière sera traité au moins partiellement en interne. Le reste sera traité de façon "automatique" par des sous-traitants.
Il y aura différents sites internet pour interfacer la base de données dans laquelle seront stockées toutes ces archives, pour les professionnels, pour le grand public et pour les instituts publics (écoles, etc.) Ces sites seront accessibles à partir de 2010.