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Bruxellimage, c’est signé! Imprimer
Jeudi, 23 Avril 2009 19:11
wallimageOn en parlait depuis quelques mois. Enfin on en voit la concrétisation. Un fonds de soutien aux productions cinématographiques bruxellois verra le jour prochainement et ce sera en collaboration avec Wallimage. Les différentes personnalités politiques et du secteur étaient ainsi présentes à Bruxelles ce jeudi pour signer cet accord. Autour de la table, se retrouvaient Charles Picqué, Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, les Ministres de l'Economie bruxellois et wallon, Benoit Cerexhe et Jean-Claude Marcourt, et l’incontournable homme aux lunettes blanches, Philippe Reynaert, directeur de Wallimage. Compte-rendu des différents discours.

Il y a quelques mois, le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale annonçait que la région de Bruxelles investirait un montant d’un million d’euros dans un fonds de soutien aux productions cinématographiques bruxellois. Diverses questions avaient alors été soulevées par le secteur : quelles seront les modalités pour accéder à ce fonds ? Qui y accédera ? Ne risque-t-on de perdre une partie de ce fonds dans des frais de fonctionnement ? Une collaboration est-elle possible avec Wallimage ? etc.
Autant de questions qui devaient trouver réponses au cours des mois écoulés. C’est donc avec un plaisir visible que Charles Picqué, en maître d’œuvre patenté, accueillait ce jeudi deux ministres de l’Economie, la presse et les professionnels du cinéma dans le cadre de la présentation de l’accord "Wallimage-Bruxellimage".

eldorado"Le secteur du cinéma concerne un nombre important d’entreprises et d’emploi", a introduit le Ministre-Président. Aussi il était important que la formule choisie puisse aboutir sur une collaboration entre les régions et non pas sur une concurrence. "Cet accord est également un hommage à la Wallonie qui a su structurer son secteur de l’audiovisuel au fil des ans", enchaîne Jean-Claude Marcourt. "L’objectif est de consolider le secteur en soutenant l’industrie et les techniciens des deux régions." Si ces personnalités politiques garantissent ces fonds pour les trois prochaines années au moins, "ce sont surtout les opérateurs qui crédibiliseront cet investissement. Faire des films doit aujourd’hui être intéressant sur le plan culturel et économique."

"Le cinéma francophone est un cinéma de qualité", enchaine Benoit Cerexhe en rendant également hommage aux différentes écoles d’audiovisuel de notre territoire. "Cet accord marque la volonté des gouvernements de soutenir un secteur qui comprend près de 1.300 entreprises (indépendants compris), soit pas moins de 2.000 emplois directs." Et le Ministre bruxellois de mettre en exergue la présence d’un centre dédié à l’audiovisuel qui accueillera une trentaine de start-ups à Anderlecht.

Les différents intervenants ont conclu d’une seule voix : "Notre intérêt est de consolider un vivier créatif à Bruxelles et en Wallonie. Avec l’association de ces deux fonds, nous avons un triple objectif culturel, régional (dynamisation économique) et structurel (pérennisation du secteur du cinéma)."

Concrètement…

La cheville ouvrière de ce projet a continué sur la lancée des orateurs en mettant en avant la participation du secteur à travers l’UPFF (Patric Quinet et Olivier Bronckart) et l’ARRF (André Buytaers). "L’arithmétique aurait pu paraître simple : puisque Bruxelles venait avec 1 million d’euros et Wallimage, 4 millions d’euros, il suffisait de demander une répartition 80%-20%", explique Philippe Reynaert. "Mais en analysant mieux les dossiers, nous nous sommes rendus compte que, pour les projets rentrés à Wallimage Coproductions, quand 100% du montant perçu de Wallimage était effectivement investi en Région Wallonne, en général, 70% était d’ors et déjà dépensé en Région Bruxelloise. En d’autres termes, le fonds bruxellois ne serait en rien avantageux pour Bruxelles et il risquait de diminuer les retombées pour la Wallonie." Un exemple plutôt flagrant est celui du film Eldorado. "Quand 916.000 € ont été dépensés en Wallonie, 923.000 € ont été dépensés en région bruxelloise, soit plus de 100%." Une autre formule a ainsi été négociée.

Il y aura ainsi trois lignes distingues où les producteurs pourront déposer leur dossier :
  • Wallimage "canal historique" : une ligne de 2,5 millions d’euros où la part de prêt peut être réduite de 40% à 10% quand les dépenses en Wallonie vont au-delà de 250%.
  • Wallimage "Série d’animation" : Une ligne de 1 million d’euros dédié aux séries d’animation qui font appel aux studios wallons, mais qui peuvent faire appel à des employés bruxellois. (NDLR : cette ligne avait été pérennisé au mois de juin dernier lors des Grenelles de l’Animation.)
  • Wallimage-Bruxellimage : Une ligne de 2 millions d’euros où au moins 50% du montant perçu doit être dépensé dans chacune de deux régions. Ces demandes seront plafonnées à 200.000 €, mais la part de prêt pourra être réduite à 0%. En d’autres termes, cette ligne sera consacrée plutôt à des premiers films ou à des films petits budgets. Enfin, dernière condition, le différentiel entre les dépenses dans l’industrie technique de chaque région ne pourra excéder 10%.


Une séance d’information est d’ailleurs prévue le 6 mai à 14h30 (lieu à déterminer). Le dépôt des premiers dossiers est prévu pour le 2 juin.

Voir l’accord.


Virginie Breuls
 



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