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Lundi, 04 Janvier 2010 16:10 |
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Nous savons depuis longtemps que les échanges et les partenariats avec le Québec sont une manière de produire et de développer notre industrie de façon efficace. Le fait d’être à la fois proche par la culture et "éloignés" par la géographie et l’environnement américain, donne aux sociétés wallonnes des pistes intéressantes. Nous avons profité d’une rencontre avec Ginette PETIT au Festival Media 10/10 pour donner un certain éclairage à ces échanges.
Peux-tu décrire en quelques mots les objectifs de INIS ?
Ginette PETIT : L'INIS s'adresse à des gens (21 ans et plus) qui ont déjà une certaine connaissance du milieux (cinéma, documentaire, télévision, média interactif). Tous les cours sont donnés par des professionnels actifs et sont donc, par le fait même, très actualisés. Notre but principal est de donner des outils supplémentaires à nos candidats (scénaristes, réalisateurs, producteurs) en accentuant le tout vers la communication. Ils doivent ABSOLUMENT travailler en triade pour développer et tourner leur projet. Cet aspect du développement et de la production même est très convoité dans notre milieu mais très difficile à mettre en place. Nous sommes la seule école de ce genre à assurer à nos scénaristes que leur scénario sera produit. L'apprentissage pour nos futurs scénaristes est d'autant plus apprécié qu'appréciable pour l'ensemble du milieu. Personnellement, c'est la facette de mon travail au sein de l'école qui me motive le plus : former une nouvelle vague de scénaristes est mon plus grand défi.
Quelles sont les "plus" durant ces formations qu’un professionnel belge pourrait trouver à INIS ?
Ginette PETIT : l'assurance pour les scénaristes de voir leurs mots en images, d'assister au processus d'adaptation de leur histoire par un autre individu et d'apprendre à lâcher prise. L'assurance de produire trois courts métrages de 5 minutes en 4 mois et demi, les budgets de productions étant de plus en plus élevés à mesure que la session se déroule. L'assurance et l'obligation de travailler avec des équipes professionnelles, autant au niveau de la production qu'au niveau des comédiens. L'obligation de développer et de créer en triade et d'arriver à un consensus pour satisfaire les attentes de trois postes créatifs.
Il y a eu lors du festival présentation de coproductions entre l’INRACI et INIS. Est-ce qu’il y a d’autres pistes de collaboration entre INIS et des sociétés ou écoles belges ?
Ginette PETIT : Nous avons une collaboration avec l'INSAS et Le Cilect. Nous avons un échange d'étudiants entre ces deux écoles et la nôtre. Nous allons produire un exercice sur votre territoire et les étudiants des deux écoles viendront produire sur notre territoire. Je suis persuadée que d'autres pistes de collaboration pourraient être mises sur pied car nos deux pays ont beaucoup de points en commun.
En terme de nouvelles technologies numériques, comment se positionne INIS ?
Ginette PETIT : Nous avons un programme entier qui se consacre aux médias interactifs. C'est très expérimental mais nous sommes de plus en plus reconnus pour notre enseignement en la matière. Nous travaillons avec les caméras et la technologie du moment. Nous sommes toujours en phase avec les tendances du marché pour que nos étudiants puissent comprendre les enjeux du milieu cinématographique actuel lorsqu'ils ont terminé leur cours chez-nous.
Quels sont les projets sur lesquels tu travailles actuellement ?
Ginette PETIT : J'ai un projet de documentaire sur l'aviation au Canada depuis le tout début jusqu'à aujourd'hui (c'est ce que je tourne actuellement), le tout illustré par des témoignages très éloquents... C'est un projet en anglais. Ce sera un projet de longue haleine. J'ai un projet de long métrage fiction réalisé par Carole Ducharme intitulé "Les femmes de ma vie".
http://www.inis.qc.ca www.outsidersfilms.com
Benoît RENSONNET |