| Un standard Blu-Ray relief? |
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| Dimanche, 10 Janvier 2010 08:40 |
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Est-ce que ces spécifications vont aboutir à une standardisation? Kommer Kleijn: C'est un consortium de fabricants et de studios qui se sont mis d’accord pour établir ces spécifications. Il s'agit pas à proprement parlé d'un standard officiel. C'est un plutôt un label. Par exemple, pour porter le logo "DVD", les différents machines ou supports doivent répondre à certaines spécifications. Maintenant certains lecteurs de DVD ne portent pas ce logo et fonctionnent néanmoins. Mais le fait de l'avoir garantit à l'utilisateur que tous supports qui portent le même logo seront lisibles dans cette machine. Il s'agit ici de la même démarche. Pour pouvoir être labellisé par la BDA, il faut répondre aux spécifications établies par l'association. Mais ce n'est pas une obligation.
La BDA sera suivie par tous les fabricants? K.K.: Je ne suis pas voyant, mais la BDA réunit des entreprises importantes sur le marché (NDLR: notamment Panasonic, Pioneer, Royal Philips Electronics, Samsung Electronics., Sony, Twentieth Century Fox, Walt Disney Pictures and Television et Warner Bros). Il y a donc fort à parier qu'ils seront suivis. D'autant que le principal concurrent en haute définition, le HD-DVD, a déjà déposé ses armes au profit du blu-ray.
Pourquoi s'être engagé dans la 3D? L'argument de la HD n'était pas suffisante? K.K.: Le grand public ne fait pas toujours la différence. Même si un utilisateur achète un grand écran HD, il peut encore regarder des DVD sans se rendre compte que la qualité est inférieure. On peut demander un tarif plus élevé pour un nouveau produit mais le public veut pouvoir apprécier la différence. Avec le relief, les vendeurs ont un argument supplémentaire. C'est la même démarche que pour les salles de cinéma.
Dans ces spécifications, la BDA précise qu'il doit y avoir une compatibilité avec la 2D... K.K.: Il s'agit d'une compatibilité inverse (à mettre en opposition avec la compatibilité directe). Le contenu en 3D relief va pouvoir être lu en 2D et sur les lecteurs Blu-ray existants qui n'ont pas encore été adapté à la 3D. Ce critère me semble intéressant parce qu'il permet de n'avoir qu'un seul disque pour la 3D et la 2D. Le coût des masters numériques reste élevé en général. Avec cette spécification, le producteur pourra produire qu'un seul master tout en proposant à la fois de la 2D et de la 3D.
K.K.: La mouvance de la 3D est en marche à Hollywood. Mais actuellement ce cinéma est essentiellement destiné aux salles. En général, le grand public n'a pas encore d'installation chez lui pour regarder de la 3D. Avec ces spécifications de la BDA, les fabricants devraient proposer d'avantage de produits.
Ce qui créerait une spirale positive... K.K.: C'est ce que l'on espère. Si un film a du succès d'un point de vue économique parce qu'il est diffusé en Blu-ray 3D, cela amènera les studios à produire d'autres films en 3D, puisqu'ils pourront rentabiliser le surcoût de la 3D à la fois à la sortie en salle et à la sortie Blu-Ray. K.K.: C'est le point de départ. C'est cette étape qui va rendre le scénario ci-dessus possible.
Propos recueillis par Virginie Breuls |



La "Blu-ray Disc Association" vient d'annoncer la publication de spécifications pour le Blu-ray 3D. Cette publication est le résultat d'un travail commun des principaux constructeurs de matériel électronique grand publique et quelques studios américains. Elle devrait ainsi permettre au grand public de profiter de l'expérience 3D relief tout en restant chez soi. A noter qu'il s'agit là de "vrai" relief et que ce sera sans lunette coloré puisque le lecteur "type" sortira deux signaux 1080 séparés complets. Afin de comprendre les enjeux d'une telle publication, nous avons rencontré le stéréographe Kommer Kleijn.