| L'Animoko à ANIMA |
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| Mardi, 23 Février 2010 08:45 |
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Le Motion Control est un dispositif technique bien connu dans le monde du cinéma et bien au point depuis au moins 15 ans. Il s'agit d'un appareil (généralement sous la forme d'un bras robotisé et contrôlé par un ordinateur) qui permet de manipuler une caméra et d'enregistrer, répéter et manipuler tous les mouvements d'appareil imaginables. Cela rend possible nombre d'effets visuels. Pour le cinéma d'animation par contre, ce genre de dispositif est souvent mal adapté : trop cher, trop encombrant, difficile à mettre en œuvre.
Le résultat, c'est donc Animoko, une sorte de modèle réduit des appareils précités, fabriqué par la même entreprise anglaise (MRMC) et piloté par le même logiciel (Flair). Ce dernier point est bien entendu un avantage considérable pour l'enseignement. La petite taille et la faible puissance des moteurs (conséquence du budget réduit) en est un autre. Animoko est en effet peu dangereux puisque peu puissant. C'est donc parfait dans un cadre scolaire (ou le nombre de victimes que peut faire un robot est un critère assez important). En contrepartie, il est très lent et donc inadapté aux mouvements en temps réel, ce qui est parfait puisqu'il est justement conçu pour l'animation de volume (donc image par image). Animoko est capable de transporter des caméras modestes (1 kg maximum, pas question d'y monter une ArriMoko par exemple, la caméra standard de ses grands frères), avec 6 axes de liberté, une précision garantie à 1 mm près sur le suivi de cible de tracking, et utilise toutes les caractéristiques du logiciel Flair, y compris la possibilité de piloter des moteurs externes, par exemple.
Plus d’informations sur le site de MRMC. |



C'est dans le cadre du festival Anima à Bruxelles que Kommer Klein (chef-opérateur, stéréographe et inventeur génial à ses heures) et Vincent Gillot (réalisateur et prof à l'atelier d'animation de La Cambre) sont venus présenter leur dernière création : Animoko. Ce n'est pas un film, mais un dispositif de Motion Control un peu particulier.
Invité à donner des cours à La Cambre par Vincent Gillot, Kommer Klein décide alors de mettre en fabrication un dispositif répondant aux besoins spécifiques de l'animation, qui répondra en même temps aux exigences de l'utilisation dans un cadre scolaire. Les quatre axes de développement d'Animoko sont donc les suivants : fabriquer un dispositif peu cher, relativement petit et léger (on parle de moins de 200 kg), facile à mettre en œuvre et à déplacer, et moins dangereux à l'utilisation que des monstres comme le Milo ou le Cyclops. Ces derniers pèsent en effet plusieurs centaines de kilos et sont capables de déchiqueter décors comme êtres humains sans sourciller en cas de mauvaise manipulation.